Leur objectif ? Faire bouger, faire danser les gens dans les salles !

Que dire ? Ca booste, c’est frais, c’est extasiant… Et niveau son ? Electro-rock. Voilà comment on peut définir, en quelques mots, From Kissing. Christophe Willems (chant), Massimo Panza (guitare, synthé), Timothée Hugé (batterie) et Sébastien Preaud (chœur, basse, synthé) forment ce jeune groupe. Un jeune groupe, certes, mais qui est déjà bourré d’expérience. En effet, ces musiciens trentenaires, originaires de Mons, Binche et Nivelles, avaient déjà foulé de nombreuses scènes avant de créer From Kissing.  Le groupe est ambitieux et motivé. En un peu plus de deux ans, ils ont donné une centaine de concerts en Belgique et en France et ont déjà enregistré trois EP. Le dernier vient tout juste de sortir. Des festivals et une tournée à l’étranger sont au programme.

Rencontre avec Sébastien Preaud, membre d’un groupe à la musique… Énergisante !

Sébastien, tout d’abord, pouvez-vous expliquer le nom du groupe : From Kissing (des baisers) ?

Pour être honnête, cela n’a pas vraiment de sens. C’est toujours difficile de trouver un bon nom de groupe. Nous avions établi une liste d’une dizaine de propositions. Nous étions plus attachés au son des mots qu’à la signification. Au final, nous avons opté pour From Kissing.  Cela vient des paroles d’une chanson de The Cure. Un groupe dont je suis fan.

Comment le groupe s’est-il formé ?

From Kissing a vu le jour début 2014 et on a commencé nos premiers concerts fin de la même année. A l’origine, nous étions deux : Massimo et moi. Christophe et un batteur nous ont rejoints par la suite. Depuis quelques mois, c’est Timothée qui est notre nouveau batteur. On se connaissait tous mais on ne peut pas dire que nous étions une bande de potes avant la création du groupe.  Le milieu du rock wallon étant petit, on s’était tous croisés sur différentes scènes lorsque nous jouions dans d’autres groupes. Nous ne sommes plus des jeunots. Nous avons chacun de l’expérience de scène. Cela nous aide beaucoup car cela nous permet d’avoir une vision bien claire dans nos choix.

Quelles sont vos influences et comment définissez-vous votre style de musique ?

On aime chacun différents styles : new wave, électro-rock, rock traditionnel. Ces influences, on les retrouve dans notre musique. A la base avec Massimo, nous voulions faire mi-groupe, mi-dj set. Avec l’élargissement du groupe, on a gardé cette étiquette électro. C’était une volonté de notre part car ce sont de nouvelles technologies de travail. C’est plus facile pour composer. Cependant, on veut aborder le live différemment. Même avec la présence de synthé et de push, nous sommes dans une formation rock-classique avec chant, guitare, basse et batterie. La touche électro est beaucoup plus présente sur nos CD’s. On voulait quelque chose de moins lisse dans nos concerts. C’est pour cette raison que l’on peut dire que nous sommes un groupe électro-rock. C’est un courant tellement vaste ! Il y a plein de possibilités au niveau de la création. C’est d’ailleurs important de pouvoir se renouveler. Des personnes nous disent qu’ils sentent des sons new wave. C’est certainement vrai. Ce n’est pas évident de se mettre dans une case et ne pas en bouger.

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Comment composez-vous vos morceaux ?

Pour l’écriture, c’est Christophe, notre chanteur, qui s’en occupe. Pour le son, on a une méthode de travail un peu particulière. Vu que l’on se voit peu de la semaine, on enregistre dans son coin des bouts de sons et on les envoie aux autres. Chacun apporte de nouvelles idées et petit à petit un morceau peut voir le jour. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une chanson peut se créer assez rapidement avec ce système.

Que voulez-vous transmettre au public par vos chansons ?

On n’est pas un groupe qui tient à faire passer un message au niveau politique ou se pencher sur des questions de société. Ce que l’on raconte dans nos chansons, ce sont plus des clins d’œil de la vie de tous les jours ou des anecdotes. Très sincèrement, notre objectif, c’est avant tout de faire bouger, de faire danser les gens dans les salles.  D’ailleurs, on se force à limiter nos concerts à 45 minutes-une heure grand max. Jouer davantage ne permettrait pas de garder la même pêche. Même si notre prochain son sera beaucoup plus calme et plus dans l’émotion. C’est une façon pour nous de surprendre les gens qui nous suivent depuis le début.

Toutes vos chansons sont écrites en anglais. Pourquoi ce choix ?

Peu de groupes nous séduisent en chantant en français. Les sons des mots en anglais se mélangent mieux à notre musique. En plus, cela permet de mieux s’exporter. Par contre, en Flandre, on a remarqué que ça gêne les gens quand on chante en anglais. Ils sont plus exigeants sur l’accent. A la limite, ils préféreraient que l’on chante en français !

Votre troisième EP, qui s’intitule « West Coast » sort ce 15 avril. Pas mal pour un groupe qui n’a pas encore soufflé sa troisième bougie ! 

Effectivement. Nouveau clip et nouveaux morceaux. Ils seront disponibles sur les différentes plateformes internet. On tient à sortir régulièrement des mini-albums de quatre, cinq titres. Nous voulons montrer que l’on est présents, actifs. On essaye de sortir deux CD’s par an et deux clips. Un groupe, c’est de la musique mais c’est aussi une image à travailler.

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Justement. En parlant d’image, vous allez être très présents sur scène dans les prochains mois…

Oui, on va tourner un peu partout en Wallonie. On va également participer à quelques festivals en Belgique et en France : le Festival à 5 euros, le Polygon Festival, le Zikametz Festival, le Festival Des Bellovaques… L’année dernière, nous avions joué aux Francofolies. C’est chouette de pouvoir se produire dans des festivals. Il y a plus de public, cela nous permet une visibilité au niveau des médias. Les gens ne nous connaissent pas forcément et nous n’arrivons donc pas en terrain conquis. C’est un challenge et c’est ça qui est excitant. Sinon, une tournée est prévue en septembre en Suisse, en Italie et en France. Le « label belge » est bien vu à l’étranger. Il y a ce côté exotique recherché par les autres pays car la Belgique est connue pour être fournisseur de groupes de qualité.

C’est donc l’occasion de se montrer un peu partout. Car faire son trou, ce n’est pas évident pour un groupe belge.

C’est clair que cela ne se fait pas en un claquement de doigt. Nous sommes semi-amateurs. Nous ne vivons donc pas de notre musique. Le succès arrive petit à petit mais après plus de deux ans de travail… On gère tout de A à Z. Tout ce que l’on propose, c’est du fait-maison ! Par exemple, nous réalisons nous-mêmes, avec l’aide de connaissances du milieu, nos clips, nous gérons aussi nos dates de concerts. On n’est pas signé par un label. Cependant, à notre stade de petit groupe, c’est préférable d’être indépendant. On est libre de faire ce que l’on veut.

Quels sont vos objectifs à court terme ?

Notre but, c’est avant tout de prendre du plaisir en concert, de jouer sur de grandes scènes belges. Pour l’année prochaine, on souhaiterait nous produire davantage hors de nos frontières. En Espagne, en Italie, en Allemagne et en Europe de l’Est. Et pourquoi ne pas faire la première partie d’une grosse pointure ? Ce serait top !

 

Clip vidéo « Get up » – From Kissing 

 

 

Photos : Dominique Lefevre

Lien vers Facebook : https://www.facebook.com/Fromkissing/?fref=ts